30 September 2008

Une campagne d'images - pas à mon image.

À l'occasion de la composition d'une lettre à un ami à qui je n'ai pas parlé depuis longtemps et qui m'a confié des réflexions profondes relativement à la campagne électorale fédérale actuelle, je me suis livré à quelques réflexions que j'estime intéressantes à partager avec mon lectorat.

En fait, nous voilà à moins de deux semaines du jour de vote et je crains que les choses pourraient aller mieux. Mieux, dans le sens que plusieurs partis politiques n'ont vraiment rien à offrir à la population; mieux, car la communauté médiatique fait preuve d'une couverture mais oh trop souvent empreinte soit de partis pris (ce qui est permis) d'une gratuité abusive (ce qui est moins tolérable), et de médiocrité quant à la profondeur des analyses et de la qualité de la couverture de l'ensemble des candidats et des idées mis de l'avant par les partis. Mieux, car à aucun autre moment de l'histoire de l'humanité étions-nous tellement à l'affut, collectivement, des données nous indiquant à quel point l'environnement mérite une préoccupation substantielle de nos décideurs mais que face à ces données, soit on nous oppose des lieux communs faisant office de laxisme et de paresse institutionnelle, soit qu'on manque d'audace quant aux solutions à livrer, soit, pire encore, qu'on renie même qu'il existe un problème, ce qui est le cas du parti Conservateur...

Mais je m'attarderai en ce moment à aborder le menace que pose la stérilisation de notre sens critique par la manipulation médiatique de l'opinion publique par le biais d'une campagne de désinformation négative, crasse, utilitariste et machiavellique menée par le parti Conservateur du Canada, qui défie le bon sens et qui saborde notre marge de manoeuvre fonctionnelle et intellectuelle en tant que membres électeurs et électrices au sein d'une société démocratique.

D'abord, ma critique n'est pas motivée purement par desseins partisans. En effet, je me réjouis de connaître des gens avec qui je peux me livrer à coeur joie à de telles discussions et avec qui celles-ci ne dégénèrent pas nécessairement dans le simplisme partisan. C'est pour cela que je compte des amis autant du côté souverainiste que fédéraliste, conservateur que libéral.

Cela dit, il importe de mettre les pendules à l'heure et de déplorer l'état actuel des choses. La campagne conservatrice de M. Harper, cautionnée en grande partie par l'opposition relativement inexistante livrée par la communauté médiatique, abuse le sens critique des canadiens et participe à renforcer le désenchantement généralisé de la population face à l'importance de participer à la res publica, notre appareil politique qui, le rappelons-nous, doit être à notre image et doit servir de levier à l'atteinte de nos aspirations de société.

Du côté de M. Dion, je vois très sincèrement un homme qui, malgré ses forces et ses faiblesses, tente de bonne foi à prôner une politique qui vise (à mon avis) le bien-être de la population canadienne. Bien qu'il attaque - légitimement, en contexte électoral - le parti conservateur et ses autres adversaires, à aucun moment n'a-t-il dénigré l'image ou la personnalité de M. Harper.

C'est alors qu'un constat flagrant émerge: cette campagne jusqu'ici, soit par la faute des partis, soit par l'action ou l'inaction des médias (plus ou moins de leur gré, je crains), se limite à un concours de cours d'école, résumant la validité des partis politiques à un concours de popularité. Disons que je n'avais jamais apprécié de tels concours lorsque j'étais en 6e année et ce n'est pas aujourd'hui que je me mettrai, en tant qu'adulte moindrement éduqué, à apprécier ou à m'adonner à de telles charades lorsque tellement d'enjeux d'importance capitale pour les canadiens se tiennent dans la balance. Les libéraux et le NPD ont une plateforme, les conservateurs n'en ont toujours pas une et malgré cela, la tendance "populaire" semble reposer sur des affirmations plus ou moins gratuites de la part de M. Harper et compagnie quant à la viabilité des promesses libérales, sans pour autant que ce dernier ait offert des preuves substantielles pour appuyer ses propos et encore moins une solution de rechange qui ait de l'allure. C'est triste de constater à quel point la qualité du discours public s'est effrité depuis tellement peu de temps. Qu'en est-il de notre sens critique collectif? Qui pense alors à long terme? Avions nous une stratégie pour le Canada qui consiste en quelque chose de plus que d'attaquer un adversaire "facile", à cibler des groupes minoritaires et de mener une campagne populiste de "la foule contre le faible", "l'argent contre la culture", "la justice contre les jeunes" et "un vote pour eux, c'est un vote pour une taxation à outrance, voire sur tout".

Ma critique ici présentée est doublement virulente, d'où la mise en garde vigoureuse de ma part, car j'ai déjà tout vu cela sous Mike Harris en Ontario il y a une décennie de cela. J'ai subi les dommages collatéraux de cette lutte intestine contre le fonctionnariat, contre les professeurs, contre les étudiants et contre les infirmières.
L'Ontario s'est mis cinq ans à s'en remettre et certaines familles (notamment à Walkerton) ne s'en remettront jamais complètement. C'est à ce moment que je m'étais promis que je ne pourrai jamais demeurer passif à l'endroit d'une telle prise d'otage de l'État. Un gouvernement ne doit jamais attaquer ou laisser se faire attaquer ses citoyens, surtout pas les plus faibles, pour assouvir sa croisade électoraliste. Un gouvernement édifie la nation, sans dénigrer ou répudier les assises constitutionnelles et sociales sur laquelle elle repose et qui garantissent à ses citoyens un accès égal aux léviers de l'épanouissement. Le gouvernement encourage le foisonnement de la culture; il ne mêne pas de batailles démagogues, fustigeant les artistes en brandissant des perceptions non-fondées. Le governement doit préparer avant tout le pays de ses enfants; ce n'est pas à lui d'hypothéquer notre patrimoine naturel et social afin de prodiguer de crasses dividendes à des intérêts particuliers et immédiats.

J'ai admiré MM. Pearson, Trudeau, Broadbent et Clark car leurs politiques furent toujours et avant tout empreintes d'une préoccupation première pour le bien-être de la population et alimentées d'une passion presque toujours sincère. Optimiste que je suis, je m'interdis de me résigner au sort que nous semble préparer la trame actuelle des choses. Je redouble de vigueur et j'encourage tous et toutes que je rencontre d'aller voter. S'il y a une chose qui m'avait marquée, c'est de voir, à la télévision en 1991, les files d'attente en Afrique du Sud, composée en large partie de vieilles femmes noires qui, pour la première fois de leur vie, pouvaient participer à plein titre aux élections nationales. On parlait ici de files pouvant durer jusqu'à deux jours de suite. Ici et aujourd'hui, j'imagine difficilement une personne attendre plus que vingt minutes pour déposer son ballot. Ne prenons jamais pour acquis notre vote et, par extension de cela, notre capacité phénoménale et non négligeable de changer les choses.

22 September 2008

CONFERENCE ELECTORALE - UdeS, le mardi 23 sept, 11h45

Conférence électorale fédérale
Date et heure :
Demain, le 23 septembre 2008, au Centre judiciaire de la Faculté de Droit (A9-130)
De 11h45 à 12h45

L’Association générale des étudiants en droit (AGED) de l’Université de Sherbrooke est fière de vous inviter à cet événement, qui fut conçu expressément pour permettre aux étudiants et étudiantes de se sensibiliser davantage quant aux enjeux et quant aux choix qu’ils auront à faire le 14 octobre 2008, jour du scrutin électoral.

En vedette :
M. André Bachand (candidat, parti Conservateur), M. Serge Cardin (candidat, Bloc Québécois) et Mme Nathalie Goguen (candidate, parti Libéral)

Format de l’événement :
D’abord, les candidat-e-s prononceront une allocution d’une durée maximale de dix minutes.
Ensuite, on passera à la période de questions et de réponses de la part de l’auditoire.

Tous et toutes sont priés de poser des questions relativement aux sujets et enjeux qui les tiennent à cœur et au sujet desquels ils et elles cherchent la perspective des candidats et candidates. Toutes les interventions seront accueillies, bien que l’animateur se réserve le droit de limiter ou d’exclure les questions portant atteinte au respect d’autrui et qui dérogent au décorum qui doit régner au Centre judiciaire.

Au plaisir de vous voir en grand nombre!

Bronson Borst

Informations supplémentaires :
• Nathalie Goguen : www.nathaliegoguen.ca
• Serge Cardin : http://www.presentpourlequebec.org/Candidat.aspx?id=bcdb3ddb-19c4-4c3c-ba3d-8954de7a3655
• André Bachand : www.conservateur.ca
• Comment voter – site d’Élections Canada : http://www.elections.ca/intro.asp?section=vot&document=index&lang=f

23 August 2008

COMMUNIQUÉ DE PRESSE - Bronson Borst à la SPECQUE, Québec, QC

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Quatre étudiants de l’Université de Sherbrooke participeront à la Simulation du Parlement Européen Canada-Québec-Europe (SPECQUE) du 24 au 29 août prochains à Québec

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

Le 22 août 2008

Le dimanche 24 août prochain, trois étudiants de l’Université de Sherbrooke participeront à la Simulation du Parlement Européen Canada-Québec-Europe (SPECQUE, www.specque.org), événement annuel qui, cette année, aura lieu à Québec. L’année 2008 marque la première fois que l’Université de Sherbrooke envoie une délégation à la SPECQUE, simulation francophone du Parlement européen d’une durée de cinq jours.

La SPECQUE est un événement annuel regroupant 120 étudiantes et étudiants de toutes les disciplines, issus de plusieurs universités canadiennes et européennes. Le but de l’activité consiste à recréer le plus fidèlement possible le fonctionnement, les rouages et l’ambiance du Parlement européen, situé à Bruxelles, Belgique. À chaque année, la SPECQUE se déplace entre l’Europe et le Canada. L’année dernière, l’événement eut lieu à Paris. La SPECQUE, qui célèbre ses onze ans cette année, est une ses seules simulations internationales où la langue d’usage est le français.

Chaque université organise une délégation de quatre participants. La délégation sherbrookoise sera composée de Bronson Borst (étudiant de 3e année en droit), Alexandre Brodeur (étudiant de 4e année en génie mécanique), Kevin Rozan (étudiant de 2e année en administration) et Moussa Mohsenzadeh, un ancien étudiant de l’Université de Sherbrooke.

Les participants émanant de la délégation de l’Université de Sherbrooke représenteront l’Espagne. Ils porteront aussi la bannière de l’un ou l’autre des six partis politiques européens simulés en Chambre et devront se familiariser avec la ligne partisane propre à leur affiliation politique.

Cette année, les participants auront à critiquer et commenter un des quatre projets de directives :

• l’interdiction de fumer dans les lieux publics
• une Union européenne sans pauvreté
• le statut de la société européenne
• communication du Conseil des ministres relativement aux relations économiques entre la Russie et l’Union européenne

Les participants ont d’abord subi une épreuve de sélection pour être admis à la fois à la délégation et, subséquemment, à la simulation même. Ils se sont ensuite livrés à une préparation préalable, se familiarisant avec les dossiers et enjeux faisant l’actualité dans leur pays assignés et en effectuant des recherches relatives à la directive qu’ils auront à commenter. Également, sous l’initiative du chef de délégation Alexandre Brodeur, le professeur Sami Aoun, de l’École de politique appliquée de l’Université de Sherbrooke, a préparé un colloque tout spécialement conçu pour offrir une formation aux délégués de Sherbrooke.

Quant au financement, les membres de la délégation sherbrookoise expriment leur reconnaissance envers le Réseau de l’Université de Sherbrooke qui, en collaboration avec TD Assurance Meloche Monnex, leur ont fourni un soutien financier important.

Pour de plus amples renseignements :

Alexandre Brodeur, chef de délégation
Délégation de l’UdeS à la SPECQUE 2008
450-268-9264

Bronson Borst, coordonnateur adjoint
Délégation de l’UdeS à la SPECQUE 2008
819-580-3843


Bref profil des participants de l’Université de Sherbrooke:

Bronson Borst
• Étudiant en 3e année de droit
• Détient un baccalauréat ès sciences sociales, spécialisation science politique (coop) et concentration sociologie cum laude de l’Université d’Ottawa
• Ancien page parlementaire à la Chambre des communes à Ottawa, 2000-2001
• Premier élève commissaire scolaire du Conseil scolaire catholique de district des Grandes Rivières, Nord de l’Ontario, 1998-2000
• A remporté, avec Alexandre Brodeur, le premier prix du Tournoi national de débat francophone intercollégial à la University of British Columbia, mars 2008
• Demi-finaliste du la Coupe BCF, tournoi de plaidoirie de la Faculté de Droit de l’Université de Sherbrooke, 2008
• Cinq ans de participation au Parlement étudiant du Québec, 2003-2007
• Originaire de Timmins, Ontario

Alexandre Brodeur
• Étudiant en 4e année de génie mécanique
• 3 participations au Parlement étudiant du Québec, où il a présenté un projet de loi sur l’efficacité énergétique des édifices parapublics au Québec
• A remporté, avec Bronson Borst, le premier prix du Tournoi national de débat francophone intercollégial à la University of British Columbia, mars 2008
• Seconde participation à la Specque, a contribué à la résurrection de la délégation de l’UdeS et à sa préparation
• Membre de l’équipe moteur du groupe Éprion, un projet en ingénierie oeuvrant vers le développement d’un bateau électrosolaire
• Récipiendaire de la Bourse Jacques-Lavigne du Collège de Valleyfield en 2004, qui souligne l’engagement philosophique, humain; et l’esprit critique
• Originaire de Valleyfield, Québec

Kevin Rozan
• Étudiant de 2e année en administration des affaires, profil comptabilité
• Diplômé en Économie appliquée de l’Université Paris-IX-Dauphiné
• Dans le cadre de l’Association Dauphiné Discussion Débat :
o Rencontre avec Ségolène Royal, Présidente de région et chef du Parti Socialiste français, sur le thème de la décentralisation
o Rencontre avec Nicolas Sarkozy, Président français (à l’époque, président de L’UMP), sur différents thèmes de politiques nationales et européennes.
• Originaire de la Guadeloupe (Antilles françaises)

18 July 2008

Happy 90th Birthday Mr. Mandela!


I still vividly remember watching those first-ever fully free and democratic elections held in South Africa in 1994 - a brilliant accomplishment galvanizing the triumph of freedom and equality over baseless, racist and irrational descrimination against fellow human beings.

May his model serve to inspire other peoples striving to enjoy those same basic rights.